Exécutrice temporelle

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Les Agents de la Commission Temporelle régulent l’Histoire humaine  : ils parcourent les époques pour étudier le passé, veillent à son bon déroulement et corrigent ses dérives. Anna, Exécutrice, résout les cas extrêmes  : elle est chargée d’éliminer tous ceux qui mettent en péril le continuum espace-temps. Les événements s’enveniment quand Frederik Wulf, un aviateur allemand de la Seconde Guerre mondiale recruté par accident, dérobe une soucoupe volante et menace de changer le cours du conflit. Assassiner Wulf se présente comme la solution la plus simple. Mais pourquoi en découle-t-il autant d’incidents temporels ? L’Exécutrice se retrouve plongée dans un tourbillon d’événements qui la conduit à découvrir une terrible vérité.

 

Début du roman

I

15 septembre 1940. Londres.

Au sol, des incendies rougeoyants et des champignons de fumée noire ravageaient les faubourgs de Londres. Dans les airs, des centaines d’avions allemands et anglais se livraient une terrible bataille. Les bruits des moteurs, le staccato des mitrailleuses et les appareils tombant en flamme déchiraient le ciel.

Aux commandes de son Messerschmitt BF 109, Frederik Wulf ne desserrait pas les dents. Dès le départ, il avait pressenti que ce raid massif sur Londres, ordonné par Göring, ne se déroulerait pas bien. Certes, il s’agissait d’une réponse au bombardement de Berlin quelques jours plus tôt. Mais pourquoi se focaliser maintenant sur des zones civiles ? Il aurait été plus judicieux de continuer à viser le complexe militaro-industriel anglais : aérodromes, usines et casernes… Les instructeurs répétaient inlassablement que la Royal Air Force devenait exsangue. Il fallait l’achever maintenant, plutôt que d’engager de telles forces contre la capitale ennemie.

Wulf avait eu l’opportunité d’échanger quelques mots avec Hermann Göring au cours d’une cérémonie de remise de médailles. Lors de cette courte entrevue, le commandant en chef de la Luftwaffe s’était contenté d’éconduire poliment ses points de vue. Fort dommage, car la situation s’était envenimée dès le début des opérations. L’escadrille, harcelée par les chasseurs ennemis bien avant qu’elle n’atteigne Londres, avait déjà perdu la moitié de ses appareils. Aux abords de la capitale, Wulf avait tenté de protéger les bombardiers en mitraillant quelques Hurricane, n’obtenant pour seul résultat que de différer l’échec de la mission. Gênés par les attaques incessantes, les appareils allemands avaient largué leurs explosifs au jugé, sans pouvoir prendre le temps de viser. Désormais, le Messerschmitt de Wulf restait le dernier chasseur rescapé de l’escadrille sur cette zone. Son seul objectif consistait à s’échapper de ce guêpier pour revenir à la base.

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